Mémoire Musculaire, mythe ou réalité ?

Il faut savoir persévérer si l'on veut atteindre un but déterminé

Mémoire Musculaire, mythe ou réalité ?

Fit man and woman at gym

Est-ce que la mémoire musculaire existe vraiment ? Récupère-t-on plus rapidement notre capital musculaire quand on arrête la muscu ? Ou est-ce quelque chose que nous nous disons pour nous rassurer… Voici la réponse grâce aux dernières études scientifiques.

La mémoire musculaire inscrite dans nos gênes

Des chercheurs de l’université de Keele (Royaume-Uni) ont finalement découvert pourquoi nous réussissons à récupérer plus rapidement notre masse musculaire quand on reprend l’entrainement après une période d’arrêt. La réponse est dans l’expression de nos gênes.

Pour réaliser leur recherche, les scientifiques ont étudié la méthylation de l’ADN d’une population de personnes sédentaires.

Concrètement la méthylation correspond à l’ajout d’un groupe méthyle (une molécule CH3) à un segment de l’ADN, ce qui permet d’activer ou de désactiver l’expression de certains de nos gênes. Cette méthylation est due à des stimulus de l’environnement extérieur (le sport et l’alimentation) qui influencent directement notre code génétique, sans pour autant le modifier.

Les chercheurs ont ainsi analysé près de 850 000 segments d’ADN. Ils ont effectué ces prélèvements pendant la période d’entrainement des personnes volontaires, durant leur pause, et après leur reprise. Ils ont ainsi découvert que les gênes responsables de la croissance musculaire restaient actifs même lors de l’arrêt du sport. Ce faisant, lorsque les volontaires ont repris la muscu, ils ont plus rapidement récupéré le niveau qu’ils avaient avant d’arrêter.

Le Dr Sharples qui a mené l’étude cite :

Dans cette étude, nous avons démontré que les gènes de la croissance musculaire sont plus actifs après l’entraînement mais, plus important encore, que l’activité de ces gènes reste plus élevée dans le temps, même lorsque nous perdons ces muscles. Cette modification aide le gène a s’activer plus fortement lors d’un futur entraînement ce qui est est associé à une croissance musculaire plus importante. Cela démontre une mémoire épigénétique de la croissance musculaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *